En millieu d’affaire, les sièges qui sont situés au bout d’une table de conférence sont habituellement réservés aux leaders et aux personnes ayant un statut plus élevé, comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessous. Rarement verra-t-on des personnes qui n’ont pas ces qualités s’assoir dans les sièges illustrés par les flèches jaunes.
De la même façon, lors de plusieurs soupers familiaux, vous remarquerez que ces chaises sont habituellement occupées par les personnes qui sont les hôtes, et qui sont, d’une certaine façon, les leaders de la soirée.
Dans les deux débats télévisés de 2008, une toute nouvelle formule de la table ronde a été adoptée. Vous remarquerez que les deux animateurs, comme il se doit, sont positionnés au bout de la table, puisqu’ils sont en quelque sorte les hôtes du débat, et dirigeront les discussions.
Cependant, il est également crutial de noter la position des chefs autour de la table. Certains sièges sont de loin supérieurs à d’autres. Dans une configuration telle qu’utilisée lors de ces débats, les sièges qui sont à la gauche des animateurs, soit le côté de la table qui n’avait que deux chefs, sont les meilleurs sièges de la table. Ces chefs sont, en quelque sorte, isolés des trois autres ce qui leur donne un statut différent des trois autres sièges situés de l’autre côté. Cela leur donne une image de leader et un statut supérieur aux trois autres.
De l’autre côté de la table, la meilleure position est celle au centre, puique habituellement la personne la plus importante, celle à qui l’on va se référer, s’assis au milieu des deux autres.
Vous remarquerez donc que Stephen Harper et Elizabeth May ont occupés les deux meilleurs sièges lors de chaque débat. Stéphane Dion, qui a été reçu beaucoup plus favorablement lors du débat francophone, était en effet positionné au centre du côté de trois. Lors du débat anglophone, il occupait le pire siège autour de la table, et il a été acceuilli froidement. Bien sûr, il y a d’autres facteurs, comme la langue maternelle qui sont à considérer. Mais c’est un élément parmis d’autres, et je ferai d’autres analyses de ce débat dans les prochains jours.
Je termine en spécifiant que l’impact d’un détail comme la position autour de la table du débat est totalement inconsciant. Bien entendu, personne ne va se dire, “ah… Stephen Harper est du côté de leader, je vote pour lui” . Non. Mais le non-verbal a un impact crutial sur l’image d’un politicien, et sa position à la table a néanmoins un effet sur la crédibilité et le leadership d’un candidat.











No comments yet.